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Utiliser les Nouvelles Technologies de l’Information Communication (NTIC) pour renforcer la collecte des données des pêches

Utiliser les Nouvelles Technologies de l’Information Communication (NTIC) pour renforcer la collecte des données des pêches

L’Afrique centrale saisit le potentiel de la technologie numérique pour accéder à l’information sur les pêches.

L’avancée des technologies, permet d’obtenir des informations précises, en temps réel et de renseigner les techniciens, les experts et les pêcheurs sur les informations de captures (quantités de poissons pêchés, prix, effort de pêche…). L’utilisation des méthodes de collecte de données classiques, principalement conçues pour suivre la pêche commerciale industrielle à grande échelle dans les eaux tempérées, n’étant pas toujours adaptée au secteur de la pêche en Afrique, l’introduction des NTIC vient renforcer les systèmes  statistiques et d’information des pêches  artisanales en appui au processus de gestion durable des ressources halieutiques.

En effet, en Afrique centrale les pêcheries tropicales à petite échelle multi-espèces et multi-engins qui se sont développées de façon importante au cours des dernières décennies, opèrent souvent dans un cadre informel, insuffisamment contrôlé et régulé, rendant à la fois difficile l’évaluation de leur poids socio-économique, mais aussi de leur impact sur les ressources halieutiques.

Avec le projet sur le « Renforcement de collecte de données des pêches en Afrique Centrale », financé par la FAO à hauteur de 456.000 USD, et mis en œuvre avec la Commission Régionale des Pêches du Golfe de Guinée (COREP), huit pays de la sous-région ont bénéficié d’un appui pour améliorer les compétences techniques en collecte de données des Services nationaux de statistiques. Le principal objectif de ce projet a été l’accroissement  et l’amélioration de  la fourniture de biens et services de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche de manière durable.

Renseigner la base de données sous-régionale des pêches

A travers le renforcement des capacités institutionnelles aux échelles nationales et sous-régionales quatre-vingt-onze agents des Services statistiques des sept pays de la Zone COREP ont été formés sur les méthodologies et principes de collecte de données par échantillonnage. Par ailleurs, un cours de formation en français sur la collecte des données de pêche a été développé et un module de formation a été institutionnalisé dans les curricula de l’Institut Sous régional de Statistique et d’Economie Appliquée (ISSEA), institution de formation spécialisée rattachée à la CEMAC.

Les innovations technologiques majeures induites par le projet ont concerné la collecte des données de pêche à l’aide des NTIC (Tablette Android et de l’application Open source ODK Collect). De plus, elles ont contribué au développement de bases de données nationales disposant de modules automatisés de gestion des informations pour la production des états statistiques nationaux et l’alimentation d’une base de données sous-régionale des pêches développée à la COREP avec les appuis du projet. Un protocole d’échange d’informations entre la COREP et ces Etats membres, fondé sur les principes de la Stratégie panafricaine  sur l’amélioration de la collecte, de l’analyse et de la diffusion des données sur la pêche et l’aquaculture (NEPAD, FAO & AU-IBAR, 2014) a également été développé et adopté par le Conseil des Ministre de la COREP. Grâce à la mise en place de systèmes fonctionnels de collecte des données,  et au développement en phase pilote d’un système innovant de collecte de données à partir d’une application mobile, le projet a contribué à l’amélioration  des connaissances sur les données de captures en Afrique Centrale, leur traitement et diffusion.

Selon Lionel Kinadjian, Chargé des pêches et de l’aquaculture au Bureau Sous régional: « les impacts du Projets au regard de l’amélioration de l’estimation de la production de la pêche artisanale ont été très significatifs pour 2 Pays de la sous-région (Cameroun et Sao-Tomé-et-Principe ), puisque l’estimation de la production dans ces deux pays sur la dernière année du Projet a été multipliée respectivement par 2 et 5 par rapport aux années antérieures, et cela en raison d’une meilleure couverture de collecte et de l’amélioration des méthodologies et techniques de collecte » . La régularité de la transmission annuelle des données statistiques nationales de captures auprès de la FAO a été également améliorée pour certains pays, notamment la RD Congo.

Ainsi, à travers la mise en œuvre de ce projet, la FAO et la COREP ont soutenu le développement des capacités des institutions concernées aux niveaux national et régional pour planifier et mener la collecte, l’analyse, et la diffusion des données des pêches.

source : FAO

 

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